Dans OuestFrance du 13 avril, un premier bilan est effectuté 2 après la mise en service du crématorium.

Notre association est vigilente sur ce sujte, quant aux effets toxiques que produisent les crémations. Ce n'est pas parce que le crématorium a reçu le prix spécial Architecture Bretagne dans la catégorie « équipements publics », qu'il est forcément conforme aux normes de sécurité.


Extraits de l'article :

Le crématorium est entré en fonctionnement en juillet 2009, s'inscrivant dans une démarche de haute qualité environnementale. Cette démarche vise à limiter les dépenses d'énergie et d'eau du bâtiment. La toiture végétalisée - une épaisseur importante de béton recouverte de terre et de végétaux - permet d'améliorer l'isolation thermique, évite la dispersion de chaleur et maintient une température sans climatisation l'été. Les plantes absorbent aussi l'eau de pluie, ce qui empêche la surcharge des équipements pluviaux au niveau des tuyaux d'évacuation.

Four sans filtres

" Le fonctionnement d'un four d'incinération rejette des gaz dans l'atmosphère, issus des matières brûlées et du combustible utilisé. Le four du crématorium , lui, fonctionne au gaz naturel : sa combustion ne rejette dans l'atmosphère que des composés naturels de l'air. Le four avait été choisi, en amont, pour être plus performant et moins polluant, mais l'association Arbre de Chantepie, entre autres, avait fait part de son inquiétude concernant l'absence de filtre et la toxicité des rejets émis.

« Je veillerai personnellement à l'installation des filtres et à leur bon fonctionnement, sans attendre l'obligation en 2018 », avait alors assuré Edmond Hervé, sénateur d'Ille-et-Vilaine. De nouvelles normes européennes devaient être publiées et un décret est sorti en février 2011. Rennes métropole avait décidé d'attendre cette nouvelle réglementation avant d'investir dans ces filtres, le moment est venu.

500 000 € de travaux

Philippe Chavroche, chargé des opérations architecture et patrimoine de Rennes métropole, explique : « Nous avons choisi pour ces travaux « le dialogue compétitif » qui fait que trois entreprises ont été retenues et ont échangé avec Rennes métropole pour apporter les éléments techniques et financiers pour les systèmes de filtres. Nous avons défini une priorité environnementale et sécuritaire par rapport aux produits utilisés inscrits dans un cahier des charges envoyé aux entreprises qui rendront leur copie pour le 21 avril prochain, une première offre qui lancera le dialogue. »

L'offre finale ne devrait se faire qu'en novembre, le choix de l'entreprise se fera dans la foulée au sein de Rennes métropole qui notifiera le marché à l'entreprise en janvier 2012. Il faudra alors le temps de la fabrication, une installation lourde et onéreuse estimée à environ 400 000 € pour les systèmes de filtres auxquels il faudra ajouter 100 000 € de travaux annexes, le tout pris en charge par Rennes métropole."