Vivre ensemble en habitat groupé, c'est associer convivialité et économies d'échelles. Si à Fribourg-en-Brisgau en Allemagne, le quartier Vauban, construit dans le cadre d'une très forte participation citoyenne, est la référence majeure en la matière, il pousse un peu partout des éco-villages coopératifs.

Outre la réduction de l'emprise du sol - en France, c'est l'équivalent d'un département qui disparaît tous les dix ans - l'habitat collectif permet de réduire le coût des infrastructures et des matériaux utilisés pour la construction.

Privilégier les maisons mitoyennes, c'est économiser entre 10 à 15 % d'énergie. En Suède, un village de quarante familles se partage les six véhicules achetés par le collectif.

Le projet de Bois del Terre en Belgique est peut-être celui qui se rapproche le plus de ce qui pourrait être proposé dans le pays de Morlaix. Les six maisons mitoyennes bénéficient d'une installation de cogénération au gaz pour le chauffage, les besoins en eau chaude et en électricité. Les habitants disposent d'un jardin privatif, et chacun a pu construire sa maison comme il l'entendait. L'habitat groupé recrée une forme de lien social : les réunions de quartier se déroulent dans la salle commune du collectif.