Monsieur le Commissaire enquêteur

Quelques remarques sur le ScoT :

Sur la forme
Vu l'importance du projet, il aurait fallu une vaste campagne de sensibilisation et d'information par tous les médias.
Le choix de la date de l'enquête publique est particulièrement mauvais à moins que l'on ne désirât une participation la plus faible possible.

Sur le fond
Il y a tellement de choses à dire qu'on ne saurait ici qu'évoquer l'essentiel. En bref, les idées de l'agenda 21, présumé modèle à suivre, ne sont pas tout à fait respectées.
Diagnostic : il s'appuie sur une fausse analyse (l'AUDIAR annonce un accroissement moyen de 4000 habitants par an, au lieu de 6000 prévus).
Environnement : destruction des coulées vertes et des espaces agricoles par une urbanisation massive, avec toutes les conséquences sur les écoulements d'eau en aval de Rennes (inondations).
Nouvelles constructions : toutes devraient respecter les normes HQE (y compris les logements sociaux), avec obligation d'utiliser les énergies renouvelables. On pourrait prendre modèle sur ce qui se fait au Danemark, en Allemagne, en Suisse...
Transports : au lieu de développer les infrastructures de déplacement, ne serait-il pas plus judicieux de prévoir un autre aménagement en concentrant moins les activités sur Rennes-Métropole et autorisant le développement économique sur tout le territoire ?

Sur le plan local de la vallée du Blosne
Pourquoi construire , aux frais du contribuable, une nouvelle mairie si imposante à Chantepie qui semble n'être plus qu'un quartier de Rennes ?
Pourquoi de nouvelles constructions en zones humides ?
Pourquoi la construction d'un crematorium très polluant alors que des procédés nouveaux non polluants sont en train de se développer en Suède (Promatorium) ?
Pourquoi densifier l'habitat autour d'une zone classée Seveso (dont il a été question d'augmenter la capacité) ?
Où est la cohérence ?

En conclusion, Monsieur le Commissaire enquêteur, je vous demande d'émettre un avis défavorable sur ce projet, car d'autres solutions existent, par exemple dans la ville de Curitiba au Brésil (ville primée par l'ONU), les transports sont assurés par un hybride métro-bus qui a coûté deux cents fois moins cher qu'un métro souterrain (la ville de Los Angeles a d'ailleurs pris modèle sur ce dispositif, pourquoi ne ferions pas de même ? ). Il n'y a pas d'usine d'incinération polluante et coùteuse, tout est trié et recyclé. La politique sociale est très développée avec toujours le souci de respecter l'environnement et depuis 1980, 21 parcs ont été créés . Nos Élus pourraient trouver toutes sortes de bonnes idées dans le livre dont est tiré l'histoire de Curitiba, livre écrit par J-M Pelt dont le titre est « C'est vert et ça marche ».

Françoise et Bernard Sauvager
La Maingretais
Chantepie